FIAC 2006

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" Melting Point Toyota # 16" - 189 x 242 cm - Stéphane Couturier                    Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Que dire ?

Que pensez de ce fourre-tout de l’art contemporain ?

Beaucoup de galeries, de photos, de toiles.

Peu de vidéos, d’installations ou de sculptures.

(Presque) aucun coup de cœur, surprise ou émerveillement.

Pas mal d’ennui, de déjà-vu et de snobisme.

Voila comment se résume la 33ème édition de la FIAC qui s’est déroulée à Paris.

Seul petit coup de cœur, les deux étonnants photomontages de Stéphane Couturier vu à la Galerie Polaris. Voir photo ci-dessus.

MARILYN, LA DERNIERE SEANCE

Marilyn

En 1962, Bert Stern est un photographe reconnu pour la qualité de ces portraits. Il propose à Vogue un reportage photos sur MARILYN MONROE. La rédaction du magazine accepte avec enthousiasme. MARILYN accepte également de poser pou lui.

Plutôt que de la photographier en studio, il préfère s’installer dans une suite de l’hôtel Bel Air à Los Angeles. Il est seul, sans assistant, l’éclairage est minimal. La séance de pose s’apparente à une collaboration entre l’artiste et son modèle. Les bouteilles de champagne aident MARILYN à se désinhiber. Grisée par l’alcool, elle accepte alors de poser nue, le corps sans maquillage. Il va la photographier 12 heures d’affilée. Le résultat est exceptionnel mais trop dénudé pour Vogue.

Bert Stern propose à MARILYN de reposer de manière plus officielle. MARILYN pose de nouveau, cette fois maquillée et plus habillée. MARILYN est fatiguée. Elle veut retrouver la liberté de la première séance. MARILYN demande à Bert Stern de s’isoler avec lui. Ils s’installent dans une chambre de la suite. MARILYN veut reposer nue. Elle boit beaucoup, se dénude. Bert Stern  va la photographier jusqu’à épuisement. MARILYN s’abandonne, ivre morte et ivre de plaisir, à l’objectif de Bert Stern. The Last Sitting est composée de 2571 photos. 9 d’entre elles seront publiées dans Vogue. MARILYN meurt 2 mois après la séance de pose et un jour avant la sortie de son reportage dans le magazine.

En 1982, pour la première fois une sélection des 2571 photos est exposée dans un musée américain. Pour l’occasion Bert Stern choisit 59 clichés. Cette sélection est le regard de l’artiste le plus intéressant sur son travail. Ce sont ces 59 photos que le musée Maillol a réunit pour l’exposition MARILYN, la dernière séance.

Jusqu’au 30 octobre 2006 au musée Maillol

www.museemaillol.com

WILLIAM KLEIN au Centre Pompidou

William_klein 

William Klein est aujourd’hui avant tout reconnu comme photographe. Ne retenir que cette partie de son œuvre immense serait extrêmement réducteur. Il fut tour à tour peintre (formé dans l’atelier de Fernand Léger), photographe (à partir de 1952) et cinéaste (à partir de 1958). Deux grandes caractéristiques de l’œuvre de William Klein sont mises en exergue par le Centre Pompidou.

Tout d’abord le mouvement, ce que WILLIAM KLEIN appelle le « bougé », il découvre son importance lorsqu’il réalise, en 1952, pour l’architecte italien Mangiarotti de grands panneaux pivotants en noir et banc dont les combinaisons sont infinies. Le cinéma et la photographie (« une sorte d’action-photography » en référence à l’action-painting du néo-expressionnisme américain de l’époque) lui donne l’occasion d’explorer toutes les facettes du « bougé ».

Le deuxième aspect marquant de son œuvre est résumé en une phrase par Alexander Liberman, directeur artistique de Vogue : « Il est allé aux extrêmes, ce qui demandait à la fois un ego hypertrophié et beaucoup de courage ». Voulant rompre avec la tradition de la caméra invisible, la caméra de William Klein est intrusive, il prend sur le vif ce qu’il voit. Au final : des photographies ironiques et violentes, des films satiriques et militants.

L’exposition du Centre Pompidou, qui a été conçue en étroite collaboration avec William Klein, confronte photographies anciennes et récentes (image de mode, des tirages consacrés aux villes : Moscou, New York, Paris, Rome, Tokyo), maquettes de livres, dessins, affiches et extraits de films.

Comme souvent au Centre Pompidou, l’exposition est très bien conçue. C’est une bonne occasion de (re-)découvrir un des plus grands artistes de la seconde moitié du 20ème siècle.

Toutes les informations sur l’exposition WILLIAM KLEIN