Gustave COURBET au Grand Palais

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La rétrospective Gustave COURBET (1819-1877), organisée au Grand Palais, était présentée par tous comme L’EXPOSITION de la rentrée. L’ambition de cette rétrospective est d’ « offrir une nouvelle lecture de l’œuvre du peintre ». L’exposition présente des œuvres moins connues comme les scènes de chasse et les natures mortes peintes à la fin de sa vie.

Néanmoins je trouve que les tableaux les plus connus de COURBET restent les plus intrigants et les plus originaux.

A noter le très réussi mini site dédié à l’exposition, dont un diaporama des œuvres principales.

Jusqu’au 28 janvier aux Galeries nationales du Grand Palais.

RUBENS, l’atelier du génie

Rubens

L’exposition RUBENS, l’atelier du génie, est le fruit de 4 ans de recherches. Les œuvres attribuées à RUBENS et à son atelier ont fait l’objet d’études tant historiques, qu’artistiques et technologiques. Il s’agissait d’une part de réévaluer ces attributions et d’autre part d’approfondir la question du processus créatif de la répartition des tâches entre le maître et ses collaborateurs. Les résultats, parfois surprenants, forment la base de l’exposition qui montre pour la première fois les tableaux dans leur “contexte de création”. Six sections, consacrées chacune à un aspect différent de l’atelier, permette au visiteur de mieux comprendre la manière dont RUBENS et son équipe travaillaient.


Cette exposition nous plonge dans le travail de création et de réalisation des œuvres de RUBENS. On y découvre notamment que RUBENS a beaucoup étudié ses paires. Il collectionne et retouche les tableaux et les dessins d’autres artistes. Par cette pratique, il veut non seulement améliorer leur art mais aussi "l’améliorer".


Pour satisfaire à la profusion de commandes et à la demande des amateurs d’art, RUBENS a recours au travail collaboratif. Sur bon nombre de ces tableaux, il ne réalisa que les esquisses ou les parties majeures des œuvres pour laisser le reste de la réalisation à ses assistants. De plus, le 17ème siècle voit se développer une nouvelle de catégorie d’amateurs d’art friands de tableaux réalisés à "plusieurs mains" c'est-à-dire par différents artistes, chacun selon sa spécialité. RUBENS travaille avec des collaborateurs de renom dont Frans Snyders, Jan Brueghel l’Ancien et Antoon van Dyck.


Un livret, très bien fait et offert, accompagne le visiteur tout au long de l’exposition afin de lui faire découvrir les découvertes les plus intéressantes.


RUBENS, l’atelier du génie aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique jusqu’au 27 janvier 2007

BEAUBOURG

Pompidou

La collection permanente du Centre Georges Pompidou a rouvert ses portes au public en avril 2007.

Les collections d’art moderne.

Le Musée déploie les collections d’art moderne (1905 aux années 50) sur la totalité du niveau 5.Peintres (Picasso, Braque, Léger, Miro, Kandinsky), photographes (Man Ray, Brassaï), sculpteurs (Giacometti), architectes (Chareau), designers (Prouvé) témoignent de l’ouverture et de la cohérence de la collection.

Les collections d’art contemporain.

Le principe chronologique, choisi comme fil conducteur de l’accrochage des œuvres, laisse régulièrement place à des échappées thématiques. L’espace réunit tous les grands artistes de la seconde moitié du 20ème siècle.

Tous à Beaubourg !

HERVE LOILIER

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HERVE LOILIER est né à Paris en 1948. Ses nombreux voyages (en Orient et à Venise) ont développé son imaginaire. Depuis quelques années son inspiration se nourrit de ses voyages en Orient et au Moyen-Orient. Ses compositions mélangent, dans des tons ocres et lumineux, ses croquis réalisés sur place et les visions mystiques de son imaginaire. HERVE LOILIER transforme ce qu’il voit et surtout ce qu’il ressent face au sujet. Sa peinture est à la fois réservée et chaleureuse, à la fois discrète et pourtant communicative.

HERVE LOILIER expose en permanence à Paris, 26 Place des Vosges à la Galerie Marciano.

www.galerie-marciano.com

TOM CHRISTOPHER à la Galerie Taménaga

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TOM CHRISTOPHER est né à Hollywood en 1952. Il a passé sa jeunesse en Californie du Sud, terres des automobiles tape-à-l’œil et des rues baignées de soleil. Ces deux éléments vont alimentés les compositions de TOM CHRISTOPHER. Les tableaux de TOM CHRISTOPHER mettent en scène des personnages et des voitures, racontent des histoires à épisodes, dans des tons exacerbés non naturels.

La ville de New York inspire l’art de TOM CHRISTOPHER depuis 20 ans. L’artiste s’intéresse à la lumière et à l’atmosphère de New York qui varient selon les saisons. Le penchant vers l’expressionnisme s’affirme de plus en plus au fil des années dans l’œuvre de TOM CHRISTOPHER.

Son thème principal réside dans une gestion de temps particulière, entrée dans le langage commun sous la dénomination de « minute new yorkaise » ; 60 secondes dans les quelles une série d’événements se produit à toute vitesse.

A voir 59 tableaux récents de TOM CHRISTOPHER.

Mes préférés :  11. Drop Site #14

31. Lady Wipenrod’s New Office in the Brill Building

44. Annie’s Quest

Du 5 au 26 octobre 2006 à la Galerie Taménaga

18 avenue Matignon

75008 Paris

www.tamenaga.com

Le douanier ROUSSEAU au Grand Palais

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Henri Rousseau (1844-1910) se mit à la peinture en autodidacte à l’âge de 42 ans. Le douanier Rousseau est un peintre surprenant. La naïveté est sans conteste le mot qui définit le mieux son œuvre. Longtemps son style n’a suscité que moqueries et sarcasmes. Mais, peu à peu cette naïveté, naturelle selon certains, feinte et entretenue selon d’autres, va distinguer Rousseau de ses pairs. L’art brut, le surréalisme et indirectement le fauvisme lui doivent beaucoup.

Rousseau est toujours là où on ne l’attend pas.

Compositions minutieuses (Un soir de carnaval, 1886), visions naïves des villes qui se jouent de la perspective, toiles défiant toute rationalité (Deux singes dans la forêt vierge, 1909 – deux singes hilares posent pour le peintre au milieu de la jungle), les portraits-paysages, les célèbres jungles.

Rousseau n’a qu’un seul but : entraîner le spectateur dans un rêve éveillé.

À noter que l’attente n’est que de quelques minutes pour rentrer, même le week-end.

Toutes les infos sur l'exposition, sur le site du Gand Palais

REMBRANDT ET LA BIBLE à l'Institut Néerlandais

Rembrandt_1   Les Trois Croix (1653)

La Collection Frits Lugt à l'Institut Néerlandais comprend un ensemble exceptionnel de gravures de REMBRANDT. Elles ont été réunies par Frits Lugt (1884-1970), amateur accompli, qui s'affirma dès sa jeunesse comme un collectionneur et un connaisseur hors pair.

En cette année REMBRANDT (on célèbre les 400 ans de la naissance de REMBRANDT), l’Institut Néerlandais présente l’essentiel de son fond en organisant  celui-ci autour de quelques thèmes chers au Maître : scènes bibliques, paysages, scènes de la vie quotidienne et de l’atelier, portraits de son épouse, de sa mère enfin …

La première de ces expositions, qui s’étaleront sur toute l’année, s’intitule REMBRANDT ET LA BIBLE.

Les eaux-fortes de REMBRANDT illustrant la Bible appartiennent aux images les plus émouvantes de son œuvre gravée. La plupart des sujets sont traités dans un style narratif. Inspiré par les œuvres de ses prédécesseurs, notamment par celles de Lucas de Leyde, REMBRANDT renouvelle sans cesse les sujets. Parmi les quelques soixante gravures illustrant l’Ancien et le Nouveau Testament, il évoque les événements bibliques d’une manière inégalée, qu’il s’agisse d’une petite scène familiale Abraham caressant son fils Isaac (vers 1637) – ou d’une planche théâtrale comme Jésus-Christ présenté au peuple (1655), celle-ci et les Trois Croix (1653) constituant les plus grandioses compositions de REMBRANDT, entièrement exécutées à la pointe sèche et maintes fois remaniées.

Certaines œuvres fascinent par le travail effectué sur la lumière. L’annonciation aux bergers (1634), gravure grandiose, est l’une des premières « nocturnes » dans l’œuvre de REMBRANDT. L’adoration des bergers (1652) surprend avec un effet de clair-obscur très marqué, obtenu grâce à la combinaison de l’eau-forte, de la pointe sèche et du burin sur la planche plusieurs fois retravaillée.

Chaque gravure est accompagnée d’un texte explicatif, qui permet de comprendre les passages de la Bible et l’approche artistique de REMBRANDT.

Jusqu’au 26 mars.

Toutes les infos sur le site de l’Institut Néerlandais

LA COLLECTION PHILLIPS au Musée du Luxembourg

Czanne Cézanne, Portrait de l’artiste

Passionné d’art moderne, Duncan PhilLips s’est attaché toute sa vie à réunir des peintures de la deuxième moitié du 19ème S. et du 20ème S. La collection PhilLips regroupe 2000 œuvres, le Musée du Luxembourg en expose 67. Des toiles exceptionnelles sont à voir, La petite baigneuse de Ingres ou le Déjeuner des canotiers de Renoir par exemple. Parmi les artistes de la collection citons les Européens Kandinsky, Van Gogh, Bacon, Renoir, Matisse, Cézanne, Picasso, Braque - et l’extraordinaire génération d’artistes américains d’après-guerre – Edward Hopper, Cliffy Still, Sam Francis.

Le côté forcément un peu disparate d’une collection me gêne toujours. D’autant plus que la période balayée par la collection est large, près de 150 ans. Il faut toute de même reconnaître que quelques unes des œuvres exposées sont magnifiques. Je regrette que la disposition des œuvres (très grosse concentration, manque de recul, la foule…) ne permette pas de les apprécier à leur juste valeur.

Le site Internet du Musée du Luxembourg est très bien conçu avec un aperçu presque exhaustif des œuvres exposées.

Jusqu'au 26 mars 2006

 

MARC DESGRANDCHAMPS au Centre Pompidou

Marc_desgrandchamps

Né en 1960, MARC DESGRANDCHAMPS vit et travaille à Lyon. Le Centre Pompidou présente un ensemble de ses peintures récentes et inédites, dans un dispositif conçu par l’artiste.

Le style de MARC DESGRANDCHAMPS est reconnaissable à ses jeux de transparence, d’opacité et de surimpression. Entre figure et abstraction, la peinture de MARC DESGRANDCHAMPS est énigmatique et mystérieuse. Une peinture au ralenti qu’il faut prendre le temps de contempler. Les compositions rappellent celles de David Hockney et évoquent l’ordre spatial de De Chirico.

La critique du Figaroscope définit très bien l’exposition :

Avec à peine une dizaine d’oeuvres immenses (triptyques, polyptyques), Marc Desgrandchamps s’impose comme le maître d’une peinture contemporaine, ni figurative ni abstraite, profondément ancrée dans une théâtralité proche d’une certaine fantasmagorie. Il y a là l’empreinte des corps, des traces d’objets, tout un vocabulaire des songes qui dessine un imaginaire secret. Marc Desgrandchamps ne se livre pas dans sa peinture. D’une grande pudeur, il esquisse un portrait qui laisse imaginer des dérives de sentiments dans lesquelles la femme s’inscrit comme une nouvelle Eve, dans une nature qui ne veut pas perdre son innocence. Avec Marc Desgrandchamps, il faut se méfier de la douceur des choses.

Jusqu’au 6 mars 2006-02-07.

Toutes les informations sur l’exposition MARC DESGRANDCHAMPS

VIENNE 1900 au Grand Palais

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Particulièrement féconde sur le plan artistique, l’effervescence culturelle que connaît Vienne, autour de 1900, a été notamment marquée par les œuvres de quatre grands peintres, réunis ici, pour la première fois à Paris, dans une exposition d’envergure : Gustav Klimt (1862-1918), Egon Schiele (1890-1918), Koloman Moser (1868-1918) et Oscar Kokoschka (1886-1980). C’est en regroupant 92 tableaux et 51 dessins, réalisés entre 1890 et 1918, selon trois genres, l’allégorie, le paysage et le portrait, que sont abordées les transformations artistiques en Autriche ainsi que le passage du symbolisme vers l’expressionnisme.