De myspace en myspace, je tombe sur le groupe de rock no frogs for dinner. Nom rigolo, je décide de m'attarder quelques instants. Un premier morceau (Subway) qui sonne comme un bon Queens of the stone age, un second (B.I.C.D) que n'aurait pas renié Soundgarden ... on est très bien parti! Les autres chansons en écoute (12 au total) étant du même acabit, no frogs for dinner mérite 1 000 fois un petit post.
Le groupe de rock Parisien, no frogs for dinner, se fait connaître lors de la finale 2008 du tremplin rock Emergenza. Les 7 membres du groupe joue un savant mélange de rock'n'roll, de grunge, de groove et de pop inspiré des meilleurs groupes indé des années 90 : Pearl Jam, Soundgarden, dEUS ou Radiohead.
Pour ne rien gâcher, le groupe possède également une solide réputation sur scène.
En concert à la Maroquinerie à Paris, le 20 novembre 2009.
L’atmosphère douce-amère de Pamela Hute rappelle autant la grisaille de Placebo, période Nancy Boy, que les nappes numériques d’Archive ou les complaintes non-chalantes de PJ Harvey.
Saturé mais mélodique, Rock’n’roll et sans fioritures, l’ E.P. (sobrement intitulé EP …. V 1.1) de Pamela Hute présente une musique aussi enthousiasmante que désenchantée.
A voir en concert le 19 janvier à l’OPA à Paris (entrée libre).
Les British Hawaii sont en concert demain au Nouveau Casino, l’occasion pour moi de vous présenter ce jeune groupe des plus prometteurs…
Le trio, dans toute sa formidable réciprocité, est l’équation la plus pure, la plus brute, du rock’n’roll. Une formule qui, de Jimi Hendrix à Supergrass en passant par Nirvana, nous a déjà maintes fois prouvé sa pertinence et son efficacité. Une guitare, une basse et une batterie, réunies par toutes sortes d’idéaux et une saine frustration, ne sont elles pas les meilleures armes pour lutter contre la pauvreté musicale de notre époque ? Dicté autant par ce choix formel que par une amitié solide, Julien Gaulier (guitare & voix), Julien Garnier (basse & voix) et Marc Robin (batterie) ont opté pour ce chiffre « 3 ». Et British Hawaiiest né. Toute amitié a sa bande son, comme tout groupe ses influences. Entre l’Angleterre et sa pop mélodieuse et l’Amérique, pays où le rock’n’roll a fait ses premiers méfaits, les trois musiciens de British Hawaii ont le coeur qui balance. Neil Young, les Pixies, Placebo, Nirvana, Fugazi ou encore Supergrass, les disques s’échangent et les goûts s’affirment : leurs compositions abrasives s’en ressentent et tentent de jeter un pont imaginaire entre ces différents univers.
Commencé dans le Bordeaux étudiant, British Hawaii a pris une sérieuse ampleur ces trois dernières années lorsque le groupe s’est définitivement installé à Paris. Des débuts anarchiques dans les rares bars parisiens programmant une musique rock de qualité, British Hawaii a gardé ce sens inné du live, de la performance scénique. Sur scène, en rang serré, ces trois là font rugir leurs instruments, ne laissant guère d’autres choix au spectateur que d’adhérer dans l’instant à leurs miniatures punk-pop accrocheuses.
Depuis les premières maquettes les tempos se sont diversifiés, les mélodies évoquent aussi bien les Beach Boys que Neil Young sur lesquelles un grain de folie punk viendrait terrasser toute filiation musicale trop simpliste.
Très rapidement, le groupe acquiert un public et les premiers retours « pro » sont élogieux.
Après avoir tourné dans les salles parisiennes (House of Live,La Scène, Le Nouveau casino, Le tryptique, Le Pulp) et assuré la premiere partie de Black Rebel Motorcycle Club à L’Elysée Montmartre le groupe a été sélectionné sur le CD compilation CQFD n°2des Inrockuptibles .
Des mp3s, ainsi qu’un extrait vidéo d’un récent concert au Glaz’art pour le festival des inaperçus, sont disponibles sur :
Dans la série des groupes avec un nom bizarre, je demande Architecture In Helsinki, bonne pioche. Architecture In Helsinki sort sont deuxième album : In Case We Die. Ce combo australiensurprend par son style atypique. La 1ère écoute n’est pas évidente, on est un peu dérouté. Cela part dans tous les sens. Dans cet album d’ Architecture In Helsinki, on trouve de tout : du punk-rock façon Sleater Keaney ou Le Tigre (Neverevereverdid), de l’electro tendance 80’s (Do The Wirhlind), de la pop ludique et acidulée (Tiny paintings, Wishbone).
Difficile de saisir la ligne directrice de l’album mais après tout, on s’en fout, pourvu que ce soit bon. Et c’est bon, après plusieurs écoutes, les mélodies deviennent vite entêtantes et on apprécie cette diversité qui fait toute la richesse de In Case We Die.
Architecture In Helsinki est un groupe qui mérite vraiment qu’on s’y intéresse. Cela ne plaira pas à tout le monde, mais pour ma part, In Case We Die tourne en boucle sur ma platine depuis 3 semaines.
Installation de Drum’s Not Dead sur ma platine…gare au grabuge…le feu est allumé…les tambours tremblent, les guitares bourdonnent, les beats sont puissants…les percussions sont convulsives, rythmées, saccadées…l’épilepsie guette…puis le tempo s’apaise, dérive doucement vers des harmonies réveuses…boom…fin du voyage…angoisse, inquiétude, joie, tout y est passé…
ATTENTION, Drum’s Not Dead, le troisième album de LIARS est exceptionnel.
Impossible d’imaginer plus beau chaos qu’un concert de LIARS : rendez-vous le 16 mars au Nouveau Casino.
Pour les fans de Belle and Sebastian, la sortie d’un album d’ Isobel Campbell, ex-chanteuse et musicienne du groupe écossais, est toujours un événement. L’ouvrage était d’autant plus attendu qu’il a été réalisé en duo avec Mark Lonegan.
Mark Laneganest ancien leader des Screaming Trees, membre occasionnel des Queens of the Stone Age, et a collaboré entre autres avec Kurt Cobain et PJ Harvey, rien que ça…
Les présentations faites, il était légitime d’espérer un chef-d’œuvre.
Ballad of the Broken Seas répond à toutes nos attentes et bien plus encore.
Une rencontre aussi inattendue que bienvenue.
Deux voix aussi différentes que complémentaires.
Mark Laneganentre Leonard Cohen et Muddy Waters.
Isobel Campbell, mélancolique et légère.
Un mélange d’indie folk, de country déglinguée et de blues.
Ballad of the Broken Seasest à se procurer de tout urgence.
Rarement un groupe aura autant été salué par la critique avant la sortie de son premier album. Les Clap your hands Say yeah !viennent de Brooklyn. Ils sortent en 2005 un album autoproduit, qui grâce au buzz (Webzines, MP3,…) va rapidement être en rupture de stock. Le groupe est alors très courtisé et c’est finalement chez Wichita Recordings que Clap your hands Say yeah !sort son premier album éponyme.
Un album difficile à décrire tant les influences sont nombreuses et variées, de Talking Heads à Arcade Fire en passant par The Cure ou Radiohead. Ce qui ne veut pas dire queClap your Hands say yeah ! fasse dans le déjà-vu. Bien au contraire, cet album, se démarque par son originalité (notamment due au timbre de voix du chanteur). En résumé, Clap your hand say yeah !on aime ou on déteste.
Nous, on applaudit et on dit yeah!
Le concert au Trabendo, prévu le 13 février, est déjà complet.
« La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste.» S’il fallait un album pour illustrer cette phrase de Victor Hugo, ce serait certainement le dernier opus de COCOROSIE : Noah’s Ark. A travers un mélange des genres originale (chant lyrique, gospel et pop low-fi) et des sonorités pleines de nostalgies (la pluie qui tombe, boite à musique, piano-jouet…) chacun des morceaux fait resurgir en nous une parcelle oubliée de notre enfance. Les paroles des soeurs Casady sont parfois dérangeantes et viennent confronter avec un profond désenchantement le monde de l’enfance et celui des adultes. COCOROSIE nous rappelle, tout simplement, combien il était bon d’être un enfant.
A voir absolument au Divan du Monde le 26 novembre.