THE POLICE au Stade de France

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The Police est formé en 1977, quelques années plus tard, l'excès de tension entre ses membres a eu raison du groupe, qui décide de faire une pause. Une pause qui durera 23 ans. En février 2007, Sting annonce la reformation du groupe pour les 30 ans de The Police.

The Police a prouvé qu'il avait plutôt bien résisté à l'épreuve du temps, lors de ses deux concerts au Stade de France. 2 petites heures de show parfois un peu dénué d’émotions, le gigantisme du Stade de France n’y est sûrement pas étranger. Malgré tout, on se laisse vite transporté par la magie de ce best of à ciel ouvert. Les morceaux joués - Don't stand so close to me, Every little thing she does is magic, De do do do, de da da da, Message in a bottle...- sont tous des tubes, et évoquent obligatoirement une kyrielle de souvenirs au public du Stade de France. Un public majoritairement constitué de quadras mais aussi de beaucoup jeunes et très jeunes, signe que la musique de The Police a non seulement marqué son époque, mais aussi la suivante.

La première partie était assurée par Fiction Plane, le groupe du fils de Sting, Joe Sumner.

PAMELA HUTE à l'OPA

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Pamela Hute confirme sur scène tous les espoirs nés de son dernier EP. Les titres sont tendus. Guitare, basse, batteries assurent cette tension et voilà qu’avec finesse un synthé moog vient apporter de belles nuances dans le rock de Pamela Hute.

Lorsqu’on y ajoute la belle énergie et la présence vocale de Pam… cela donne ça :

A écouter et à voir : un montage du concert

Festival SOLIDAYS

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Une programmation plus orientée rock que les autres années me poussent aller découvrir ce festival parisien. Les noms de dEUS et d'Archive ont suffit à me décider.

Arrivés le vendredi vers 19 heures, on achète rapidement deux pass à la sauvette (vive la solidarité contre le Sida!). On file voir Hubert Félix Thiéfaine sur la scène Bagatelle et première (mauvaise) surprise du festival : le son est franchement mauvais. N'étant pas vraiment fan du personnage et l'orage arrivant, je quitte rapidement cette scène pour aller me positionner pour les Kill the Young. Le premier album du groupe s'écoute facilement et on pouvait espérer une prestation scénique agréable de la part des 3 frères. Mais l'orage a laissé des traces, le son est absolument apocalyptique … La batterie étouffe complètement la voix du chanteur et les autres instruments. Du bruit pour du bruit, rien de plus…

Puis vint les magnifiques dEUS, une heure et quart sur un nuage… J'étais venu uniquement pour dEUS aujourd'hui, je ne mettais pas trompé!

Samedi. Arrivé à la bourre, comme souvent, vers 20h30. Beaucoup plus de monde que la veille (le double voire le triple!). J'ai l'impression qu'on a passé plus de temps à se perdre, se chercher, se retrouver qu'à écouter de la musique.

On aperçoit de loin la fin de la prestation de Dionysos. Que des chansons du nouvel album mis à part Song For A Jedi. Trop loin pour apprécier. Fin de Dionysos à 21h et des poussières, on veut voir Dandy Warhols à l'autre bout de l'hippodrome, 20 minutes pour traverser la grande roue, le saut à l'élastique, le mur d'escalade, les stands de barbe à papa et les kébabs… Donc je disais 20 minutes pour traverser le site de la Foire du Trône … euh! … des Solidays. Le concert des Dandy Warhols (enfin ce que j'ai pu en voir : 20 minutes au grand maximum) est plutôt pas mal.

Retour sur la grande scène pour voir le seul, l'unique, l'ultime Cali!!! J'exagère, c'est vrai, sa musique ne casse pas des briques, mais il y a toujours une bonne ambiance à ses concerts. Sa musique se prête bien à ce genre d'ambiance, style kermesse (c'est un compliment, pour ceux qui n'auraient pas compris.). Seul problème : Cali en fait trop dans le sentimentalisme à deux balles avec le public : des "je vous aime" par là, une petite larme par-ci et puis re-"je vous aime" et puis il se remet à chialer, et puis re-re-"vous êtes tous géniaux et je vous aime encore plus que tout à l'heure" et puis finalement pendant le dernier quart d'heure il a chialé en continu donc forcément il parlait moins mais il tapait avec son micro sur son cœur pour bien nous confirmer qu'il nous aimait (si jamais il y en a qui n'avait pas encore compris!).

On se dépêche de rejoindre la scène Boulogne, qui heureusement est juste à côté pour voir le rock psychédélique et ensorceleur de Archive. Entrée en scène sur Lights qui va durer 20 bonnes minutes. Seuls les morceaux Fuck et Again (pour une fin en apothéose) n'étaient pas issus de l'album Lights. Un son excellent et un jeu de lumière de toute beauté. Adoré.

Concert de Eels à La Cigale

Eels

Le moins que l'on puisse dire c'est que le concert de Eels à La Cigale n'était pas des plus conventionnels. On a assisté à quelques situations totalement surréalistes. Le bassiste Alan Hunter a délaissé son instrument pour cette tournée et endossé le rôle de Krazy Al (une sorte de "gentil méchant" déguisé en vigile de sécurité). Un peu à l'écart sur la scène, ses interventions furent, à chaque fois, jubilatoires : "everything is under control", distribution de crème chantilly dans le public, poignée de main gantée de latex au public de la fosse, démonstration de Kung-fu, des pas de danse dont lui seul a le secret … tout cela pendant le reste du groupe joue… Mr E et  le guitariste avaient revêtu un costume d'aviateur façon "fous du volant" (lunette, bonnet et combinaison), le batteur était lui déguisé en Fidel Castro. Il faut imaginé Fidel Castro en train de jouer de la batterie derrière Satanas et Diabolo, et un grand chauve distribuant de la crème fouetté dans le public!

Côté musique, Eels a offert une performance qui rocke et (parfois bluse) beaucoup plus que ce qu'on peut entendre sur disque, les pièces récentes de Blinking Lights n'ont pas échappé à ce traitement, et se sont bien mariées aux morceaux des disques précédants, aucun n'ayant été vraiment en reste, aussi bien Beautiful Freak ("Rags to Rags", "My Beloved Monster") que Daisies of the Galaxy ("Sound of Fear"). Le moment fort fut un jam exceptionnel qui a bien dû durer un quart d'heure, en plein milieu de "Not Ready Yet", jam au cours duquel Mr.E abandonne la partie, quitte la scène pour laisser le batteur Derek Brown et le guitariste Chet Lyster se battre avec la chanson. Everett revient quelques minutes plus tard avec une nouvelle guitare, pour compléter un dernier couplet dont on avait oublié l'existence.

En première partie de Eels, Smoosh : duo composé d'adolescentes âgées de 12 et 14 ans. Les deux jeunes filles de Smoosh sont d'ailleurs revenues sur scène pour accompagner Eels et esquisser quelques pas de danses avec le Krazy Al, au rappel.

Concert grandiose.

Concert des WAMPAS à Marcoussis

Wampas

Marcoussis : son centre national de rugby, ses vertes prairies, son (trop) grand calme et surtout son incontournable fête annuelle de la fraise. A cette occasion, les Wampas donnaient un concert gratuit en plein air dimanche après midi.

Didier Wampas : tenue léopard moulante (superbe!), chemise ouverte jusqu'au nombril (paie ton style!), chaînes de vélo autour du cou (la grande classe!). Toujours aussi péchu le Didier, il ne ménagea pas sa peine pendant les presque deux heures de concert. Perché dans les arbres, affalé sur le toit d'une tente,  transporté par le public debout en équilibre sur un vieux bidon ou sur une chaise en plastique, le chanteur des Wampas aura chanté dans toutes les positions possibles et (in-)imaginables… Entre clown et chanteur de rock, Didier Wampas est parfait dans son registre.

Le public : transgénérationnel, les Wampas un groupe pour les 7-77 ans. Beaucoup de fans de la première heure et des petits jeunes venus en voisin faire la fête. Du slam, du pogo, dans la bonne humeur…

La musique : ah oui, je vais quand même en parler un petit peu… Je ne connais pas toutes les chansons des Wampas, mais j'en ai reconnu quelques unes, Chirac en prison, Manu Chao (les deux tubes qui ont fait connaître les Wampas au grand public), Les îles au soleil, Les bottes rouges, Comme un ange, Je t'aimerais toujours, Où sont les femmes ?, Rimini,

YANN TIERSEN en Black Session

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Ceux qui étaient venus pour écouter la mélancolie romantique de Yann Tiersen, ont du être déçus. Pour les autres, cette Black Session fut absolument fabuleuse.

Première remarque : la musique de Yann Tiersen est beaucoup plus rock qu’avant. Les guitares sont très présentes, les larsens en veux-tu, en voilà. (La Perceuse).

Plusieurs invités de marque : la voix claire et posée de Dominique A (Les Bras de Mer, Le Jour de l’Ouverture,…), les envolées stratosphériques d’ Elysabeth Fraser, la chanteuse des Cocteau Twins, la guitare brute et martyrisée de Katel (La Rade, La Vieille).

Yann Tiersen n’a pas abandonné son accordéon ou ses instruments lugubres (La Valse des Monstres). Plusieurs morceaux de Yann Tiersen en solo au violon furent également très réussis.

La deuxième heure de concert fut encore meilleure que la première (Et oui une BS de 2 heures !).

YANN TIERSEN, c’est un univers et il faut prendre le temps de s’acclimater.

YANN TIERSEN et ses acolytes sont d’excellents musiciens. La beauté et la diversité des voix de Dominique A, Lyz Fraser et Katel se marient merveilleusement avec cette musique. J’ai été bluffé par la richesse du concert. Pas un morceau ne parut en dessous d’un autre.

J’étais très loin d’imaginer que ce serait aussi bon…

Concert de KAISER CHIEFS au Nouveau Casino

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27 février – rue Oberkampf – 20h45. J’arrive devant le Nouveau Casino. Le concert devait commencer à 21 heures pile pour cause de retransmission en direct sur une radio rock parisienne. A 20h55, je suis encore entrain d’attendre devant la salle un pote (souvent toujours en retard) pour pouvoir rentrer. Je pense sérieusement que je vais rater le début du concert. Deux voitures arrivent. Et qui voila que qui voila pas, je te le donne en mille Emile, les 5 de KAISER CHIEFS. Carton à pizza dans une main, guitare dans l’autre, pas stressés les gars. Et comme mon pote à la bonne idée d’arriver aussi, cela se présente finalement plutôt bien. La balance est (bien) réglée en un temps record, les derniers instrus sont installés, on peut commencer.

Les KAISER CHIEFS arrivent sur scène. Ils enchaînent les titres de leur unique album, Employment.

C’est pêchu, enlevé, énergique, dansant, chantant, marrant (parfois)…, on peut juste regretter les « nananana » et les « ohoooohoho » à répétition qui font un peu sortie de stade un soir de match.

Je n’ai pas adoré l’album (traduire : je n’ai pas aimé), mais la prestation scénique de KAISER CHIEFS m’a vraiment impressionné. Je n’ai pas vu passer les 55 minutes de concert.

Bon Concert.

Les nuits de l'Alligator à la Maroquinerie

Alligator

Les nuits de l’Alligator n'est pas un festival de blues comme les autres. Il a pour vocation de révéler et célébrer le blues le plus vivant, saignant, électrique et éclectique. Vendredi, 4 groupes étaient au programme (Langhorne slim, Power Solo, The Legendary Tiger Man et White Hassle) mais je ne suis arrivé qu’au début de la prestation de Power Solo, programmé en second.

Power Solo

A l’origine, il y a près de dix ans, le Danois Kim Kix jouait en solo une sorte de rock-a-billy artisanal et néanmoins bien déjanté. A la Maroquinerie, il était accompagné de son frère, guitariste et d’un batteur fan de Slayer. Au Danemark, Power Solo est le viking of rock’n’roll. Des dégaines surprenantes et inquiétantes, une profusion de riffs rouillés et distordus, le blues rock de Power solo est complètement barré. Dans les chansons de Power Solo, Johnny Cash et Jon Spencer ne sont jamais très loin. Parmi les chansons que je connaissais, Kat Nazer et Juanito furent excellentes et donnèrent une furieuse envie de gigoter. Power Solo nous a également gratifié d’une chanson en français aux accents Lili Droppien.

Epicé et bien relevé.

A écouter Juanito:

The legendary Tigerman

Ce one man band n’a gardé du blues que sa pulsation sanguine, son spasme orgasmique, son enjouée perversité. Le sens du rythme du bonhomme impressionne, les morceaux sont haletants. The legendary Tigerman est un musicien hors pair. Plein d’autodérision, l’homme-tigre ne manque pas d’humour. Sa présence scénique et son charisme rappellent Lenny Kravitz alors que certains morceaux ont des faux airs de Ska façon TrashMen.

Excellente découverte.

White Hassle

La prestation de White Hassle est un peu fade. Les influences de Lou Reed et des Beeges me plaisent, mais je trouve que le groupe manque de style.

Il est un peu dommage de finir cette note sur une petite déception, tant je garde un bon souvenir de cette soirée. La programmation de ce festival itinérant dont ce fut la première édition était excellente (ZZZ, The Subways, Wraygunn, Louisiana Red, Mathias Malzieu était également de la partie toute cette semaine). Les nuits de l’Alligator ont rencontrées un franc succès auprès du public et on ne peut qu’espérer que le festival sera reconduit l’année prochaine.

Concert de CLAP YOUR HANDS SAY YEAH ! au Trabendo

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Clap Your Hands Say Yeah ! est avec les Arctic Monkeys, l’un des groupes les plus attendus de ce début d’année 2006. Les échos que j’avais eus de leur prestation au Transmusicales de Rennes étaient assez mitigés. Ayant adoré leur premier album, j’étais vraiment impatient de me faire une opinion par moi-même.

Commençons par une note positive. Cela fait plaisir de voir un jeune groupe, qui ne soit pas un groupe de métal, ayant un batteur qui sache taper fort et en rythme. Les Clap Your Hands Say Yeah ! n’hésitent d’ailleurs pas à lancer des intros à la batterie. Malgré un problème technique qui l’a obligé a changé de basse, le bassiste joue (trop) proprement sans fioriture. La manière de jouer des autres membres est plus atypique. Ce sont eux qui donnent réellement du style au groupe aussi bien musicalement que dans le jeu de scène. Le « clavier » donne l’impression d’être branché sur courant alternatif, sur certains morceaux il paraît réellement « habité » et vit pleinement sa musique, sur d’autres au contraire il semble presque absent. Le guitariste prend beaucoup de plaisir sur scène, il a une joie vraiment communicative. Le leader, Alec Ounsworth (chant-guitare-harmonica), possède une vraie bouille de chanteur de rock (c’est un croisement entre John Stargasm de Ghinzu et Dan Black de The Servant). Son regard a petit côté Jack Nicholson, dans Vol au dessus d’un nid de coucou, qui a sans cesse l’air de dire : attention, ne me prenez pas au sérieux, je suis fou ! A l’image de son chanteur, Clap Your Hands Say Yeah ! est un groupe pas commun, qui n’a pas peur de délivrer une musique sur le fil du rasoir. Clap Your Hands Say Yeah ! aime jouer avec les limites souvent très minces entre le magique et l’inaudible. Finalement les caractéristiques de l’album (relire la chronique de l’album) sont mises en exergue sur scène. La voix d’Alec Ounsworth et sa manière de chanter (souvent faux !) peuvent en rebuter certains mais ce sont ces deux éléments qui donnent à Clap Your Hands Say Yeah ! tout son charme. J’ai moins accroché sur sa façon de jouer de l’harmonica.

Les premiers morceaux furent très bons, bien dans l’esprit de l’album. Les suivants (notamment des anciens morceaux) manquaient de vie, l’ambiance est quelque peu retombée. Mais la dernière demi-heure fut excellente avec pour commencer la chanson homonyme du groupe qui prend tout son sens en live.

Ce qui m’a surpris, c’est que le groupe prend le parti de ne pas aller au bout des choses. Cela donne un côté mal fini à leur morceaux (un peu comme des esquisses en peinture) qui peut plaire ou au contraire rebuter. Je crois que c’est du à un choix délibéré de leur part et non à des carences techniques ou à un manque de maîtrise sur scène. J’ai regretté que certaines chansons (Let The Cool Goddess Rust Away, Is This Love, Gimme Sone Salt, Heavy Metal) s’arrêtent brusquement au bout de deux-trois minutes ce qui fut un peu frustrant. Par contre, les morceaux (Upon This Tidal Wave Of Young, The Skin Of My Yellow Country entre autres) ayant échappé à cet arrêt précoce sont vraiment jouissifs.

Les gens sont venus en connaissance de cause et n’eurent pas l’air surpris de la prestation de Clap Your Hands Say Yeah !. Rares sont ceux qui furent déçus, j’ai vu un public plutôt enthousiaste à la sortie du concert. Pour ma part, je reste un peu sur ma faim mais satisfait malgré tout de ma soirée.

PS : la photo est (à) l’image du groupe : difficile à cerner.

DIONYSOS à l'Olympia le 12/12

Dionysos

Des instruments rigolos, des jouets pour enfants, des histoires de monstres gentils, des acrobaties, une ambiance déjantée, un rythme effréné, des loopings de tendresse poétique et puis hop, une explosion de rage… Voila la recette magique de Dionysos pour faire danser les foules. Que vous aimiez ou non leur nouvel album Monsters in Love, un concert de Dionysos reste toujours un spectacle unique. Toujours cette même question en sortant : quand est-ce qu’on mange qu’on y retourne ?

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