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Les nuits de l'Alligator à la Maroquinerie

Alligator

Les nuits de l’Alligator n'est pas un festival de blues comme les autres. Il a pour vocation de révéler et célébrer le blues le plus vivant, saignant, électrique et éclectique. Vendredi, 4 groupes étaient au programme (Langhorne slim, Power Solo, The Legendary Tiger Man et White Hassle) mais je ne suis arrivé qu’au début de la prestation de Power Solo, programmé en second.

Power Solo

A l’origine, il y a près de dix ans, le Danois Kim Kix jouait en solo une sorte de rock-a-billy artisanal et néanmoins bien déjanté. A la Maroquinerie, il était accompagné de son frère, guitariste et d’un batteur fan de Slayer. Au Danemark, Power Solo est le viking of rock’n’roll. Des dégaines surprenantes et inquiétantes, une profusion de riffs rouillés et distordus, le blues rock de Power solo est complètement barré. Dans les chansons de Power Solo, Johnny Cash et Jon Spencer ne sont jamais très loin. Parmi les chansons que je connaissais, Kat Nazer et Juanito furent excellentes et donnèrent une furieuse envie de gigoter. Power Solo nous a également gratifié d’une chanson en français aux accents Lili Droppien.

Epicé et bien relevé.

A écouter Juanito:

The legendary Tigerman

Ce one man band n’a gardé du blues que sa pulsation sanguine, son spasme orgasmique, son enjouée perversité. Le sens du rythme du bonhomme impressionne, les morceaux sont haletants. The legendary Tigerman est un musicien hors pair. Plein d’autodérision, l’homme-tigre ne manque pas d’humour. Sa présence scénique et son charisme rappellent Lenny Kravitz alors que certains morceaux ont des faux airs de Ska façon TrashMen.

Excellente découverte.

White Hassle

La prestation de White Hassle est un peu fade. Les influences de Lou Reed et des Beeges me plaisent, mais je trouve que le groupe manque de style.

Il est un peu dommage de finir cette note sur une petite déception, tant je garde un bon souvenir de cette soirée. La programmation de ce festival itinérant dont ce fut la première édition était excellente (ZZZ, The Subways, Wraygunn, Louisiana Red, Mathias Malzieu était également de la partie toute cette semaine). Les nuits de l’Alligator ont rencontrées un franc succès auprès du public et on ne peut qu’espérer que le festival sera reconduit l’année prochaine.

LIVE FROM MARS

Live_1

Voici une liste non exhaustive (loin de là) des concerts du mois de mars :

PLACEBO :

Au Transbordeur à Lyon le 04 mars

A la Laiterie à Strasbourg le 05 mars

A la Cigale à Paris le 06 mars

Concerts promotionnels – plus d’infos pour obtenir des places dans les jours à venir.

(Je n’adore pas, mais pour les fans, c’est l’occasion de les voir dans une petite salle)

DIONYSOS :

A l’Olympia à Paris les 13 et 14 mars

Relire la chronique du concert du 12-12-05 à l’Olympia

DOMINIQUE A :

Le 14 mars à la Flèche d’Or à Paris

Sur invitation uniquement - laisser votre mail (en commentaire) pour savoir comment obtenir des invitations.

Ma foi, jusque-là pas beaucoup de rock indé me direz-vous. Mais comme on dit qui va doucement, va sûrement, tant va la cruche à l'eau qu'à la fin tu me les ... bref ça arrive...

LIARS :

Le 15 mars au Nouveau Casino à Paris

Relire la note sur le 3ème album : Drums not Dead

HUSH PUPPIES :

Le 23 mars au Trabendo à Paris

+Tournai, Clamart, Perpignan, Talence, Lyon, Houilles, Tourcoing, Nancy, Montbéliard, Solaize, Toulon, Marmande, Bourges entre le 24 février et le 29 avril.

Relire la note sur le premier album : The Trap

ASIAN DUB FOUNDATION :

Le 24 mars au Rockstore de Montpellier

(Vivement conseillé !)

THE DEAD 60’S :

Le 23 mars au Zenith de Dijon

Le 25 mars au Zenith d’Auvergne (paie ton nom !!!) à Cournon

Le 27 mars au Trabendo à Paris

Le 28 mars au Splendid à Lille

Le 29 mars à l’Olympic à Nantes

Relire la note sur le concert à la Boule Noire du 06-10-05 de The Dead 60’s

BRITISH HAWAII :

Le 30 mars au Nouveau Casino à Paris

Une note à venir pour présenter ce groupe parisien

Un oubli ? Dites le moi.

ARCTIC MONKEYS : nouvelle tournée

Arctic_monkeys

Les ARCTIC MONKEYS passent à Paris le 24 février. Le concert est complet depuis deux mois.

Les dates de la prochaine tournée des ARCTIC MONKEYS sont connues depuis quelques jours :

le 29 avril au Phénix à Bourges

le 30 avril au Transbordeur à Lyon

le 2 mai au Bataclan à Paris

Les places sont disponibles à partir d’aujourd’hui dans les réseaux habituels.

Un conseil : ne traînez pas !

Places concert privé KAISER CHIEFS

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Les places pour le concert privé (cf. note concert gratuit : Kaiser Chiefs) de Kaiser Chiefs seront à aller chercher le vendredi 24 février au Virgin des Champs Elysées.

1 place par personne.

LA COLLECTION PHILLIPS au Musée du Luxembourg

Czanne Cézanne, Portrait de l’artiste

Passionné d’art moderne, Duncan PhilLips s’est attaché toute sa vie à réunir des peintures de la deuxième moitié du 19ème S. et du 20ème S. La collection PhilLips regroupe 2000 œuvres, le Musée du Luxembourg en expose 67. Des toiles exceptionnelles sont à voir, La petite baigneuse de Ingres ou le Déjeuner des canotiers de Renoir par exemple. Parmi les artistes de la collection citons les Européens Kandinsky, Van Gogh, Bacon, Renoir, Matisse, Cézanne, Picasso, Braque - et l’extraordinaire génération d’artistes américains d’après-guerre – Edward Hopper, Cliffy Still, Sam Francis.

Le côté forcément un peu disparate d’une collection me gêne toujours. D’autant plus que la période balayée par la collection est large, près de 150 ans. Il faut toute de même reconnaître que quelques unes des œuvres exposées sont magnifiques. Je regrette que la disposition des œuvres (très grosse concentration, manque de recul, la foule…) ne permette pas de les apprécier à leur juste valeur.

Le site Internet du Musée du Luxembourg est très bien conçu avec un aperçu presque exhaustif des œuvres exposées.

Jusqu'au 26 mars 2006

 

LIARS : Drum’s Not Dead

Liars_1

Installation de Drum’s Not Dead sur ma platine…gare au grabuge…le feu est allumé…les tambours tremblent, les guitares bourdonnent, les beats sont puissants…les percussions sont convulsives, rythmées, saccadées…l’épilepsie guette…puis le tempo s’apaise, dérive doucement vers des harmonies réveuses…boom…fin du voyage…angoisse, inquiétude, joie, tout y est passé…

ATTENTION, Drum’s Not Dead, le troisième album de LIARS est exceptionnel.

Impossible d’imaginer plus beau chaos qu’un concert de LIARS : rendez-vous le 16 mars au Nouveau Casino.

Des extraits de Drum’s Not Dead à écouter et des liens de videos et de clips de LIARS

A écouter Be Quiet le morceau qui ouvre l'album :

Concert de CLAP YOUR HANDS SAY YEAH ! au Trabendo

Concert_clap_your_hands_say_yeah

Clap Your Hands Say Yeah ! est avec les Arctic Monkeys, l’un des groupes les plus attendus de ce début d’année 2006. Les échos que j’avais eus de leur prestation au Transmusicales de Rennes étaient assez mitigés. Ayant adoré leur premier album, j’étais vraiment impatient de me faire une opinion par moi-même.

Commençons par une note positive. Cela fait plaisir de voir un jeune groupe, qui ne soit pas un groupe de métal, ayant un batteur qui sache taper fort et en rythme. Les Clap Your Hands Say Yeah ! n’hésitent d’ailleurs pas à lancer des intros à la batterie. Malgré un problème technique qui l’a obligé a changé de basse, le bassiste joue (trop) proprement sans fioriture. La manière de jouer des autres membres est plus atypique. Ce sont eux qui donnent réellement du style au groupe aussi bien musicalement que dans le jeu de scène. Le « clavier » donne l’impression d’être branché sur courant alternatif, sur certains morceaux il paraît réellement « habité » et vit pleinement sa musique, sur d’autres au contraire il semble presque absent. Le guitariste prend beaucoup de plaisir sur scène, il a une joie vraiment communicative. Le leader, Alec Ounsworth (chant-guitare-harmonica), possède une vraie bouille de chanteur de rock (c’est un croisement entre John Stargasm de Ghinzu et Dan Black de The Servant). Son regard a petit côté Jack Nicholson, dans Vol au dessus d’un nid de coucou, qui a sans cesse l’air de dire : attention, ne me prenez pas au sérieux, je suis fou ! A l’image de son chanteur, Clap Your Hands Say Yeah ! est un groupe pas commun, qui n’a pas peur de délivrer une musique sur le fil du rasoir. Clap Your Hands Say Yeah ! aime jouer avec les limites souvent très minces entre le magique et l’inaudible. Finalement les caractéristiques de l’album (relire la chronique de l’album) sont mises en exergue sur scène. La voix d’Alec Ounsworth et sa manière de chanter (souvent faux !) peuvent en rebuter certains mais ce sont ces deux éléments qui donnent à Clap Your Hands Say Yeah ! tout son charme. J’ai moins accroché sur sa façon de jouer de l’harmonica.

Les premiers morceaux furent très bons, bien dans l’esprit de l’album. Les suivants (notamment des anciens morceaux) manquaient de vie, l’ambiance est quelque peu retombée. Mais la dernière demi-heure fut excellente avec pour commencer la chanson homonyme du groupe qui prend tout son sens en live.

Ce qui m’a surpris, c’est que le groupe prend le parti de ne pas aller au bout des choses. Cela donne un côté mal fini à leur morceaux (un peu comme des esquisses en peinture) qui peut plaire ou au contraire rebuter. Je crois que c’est du à un choix délibéré de leur part et non à des carences techniques ou à un manque de maîtrise sur scène. J’ai regretté que certaines chansons (Let The Cool Goddess Rust Away, Is This Love, Gimme Sone Salt, Heavy Metal) s’arrêtent brusquement au bout de deux-trois minutes ce qui fut un peu frustrant. Par contre, les morceaux (Upon This Tidal Wave Of Young, The Skin Of My Yellow Country entre autres) ayant échappé à cet arrêt précoce sont vraiment jouissifs.

Les gens sont venus en connaissance de cause et n’eurent pas l’air surpris de la prestation de Clap Your Hands Say Yeah !. Rares sont ceux qui furent déçus, j’ai vu un public plutôt enthousiaste à la sortie du concert. Pour ma part, je reste un peu sur ma faim mais satisfait malgré tout de ma soirée.

PS : la photo est (à) l’image du groupe : difficile à cerner.

Show case et bon plan

Fnac

Pour les Parisiens qui n'ont rien à faire en cette fin de semaine, voici deux idées de sorties gratuites.

La Fnac Forum des Halles propose un show case des Hush puppies jeudi 16 à 18 heures.

Le vendredi 17 février, de 17h30 à 19h, la Fnac des Ternes donne carte blanche à Indochine pour faire partager ses goûts, choix, influences en matière de livres, musique, cinéma et jeux vidéo. Les invitations pour cet évènement sont à retirer la veille, sur place (limité à une invitation par personne).

PS : Je ne suis pas sponsorisé par la Fnac. Cela fait longtemps que je n’ai pas assisté à un show case à la Fnac mais en général ce n’est pas mal.

MARC DESGRANDCHAMPS au Centre Pompidou

Marc_desgrandchamps

Né en 1960, MARC DESGRANDCHAMPS vit et travaille à Lyon. Le Centre Pompidou présente un ensemble de ses peintures récentes et inédites, dans un dispositif conçu par l’artiste.

Le style de MARC DESGRANDCHAMPS est reconnaissable à ses jeux de transparence, d’opacité et de surimpression. Entre figure et abstraction, la peinture de MARC DESGRANDCHAMPS est énigmatique et mystérieuse. Une peinture au ralenti qu’il faut prendre le temps de contempler. Les compositions rappellent celles de David Hockney et évoquent l’ordre spatial de De Chirico.

La critique du Figaroscope définit très bien l’exposition :

Avec à peine une dizaine d’oeuvres immenses (triptyques, polyptyques), Marc Desgrandchamps s’impose comme le maître d’une peinture contemporaine, ni figurative ni abstraite, profondément ancrée dans une théâtralité proche d’une certaine fantasmagorie. Il y a là l’empreinte des corps, des traces d’objets, tout un vocabulaire des songes qui dessine un imaginaire secret. Marc Desgrandchamps ne se livre pas dans sa peinture. D’une grande pudeur, il esquisse un portrait qui laisse imaginer des dérives de sentiments dans lesquelles la femme s’inscrit comme une nouvelle Eve, dans une nature qui ne veut pas perdre son innocence. Avec Marc Desgrandchamps, il faut se méfier de la douceur des choses.

Jusqu’au 6 mars 2006-02-07.

Toutes les informations sur l’exposition MARC DESGRANDCHAMPS

ISOBEL CAMPBELL and MARK LANEGAN: Ballad of the Broken Seas

Campbell_lanegan

Pour les fans de Belle and Sebastian, la sortie d’un album d’ Isobel Campbell, ex-chanteuse et musicienne du groupe écossais, est toujours un événement. L’ouvrage était d’autant plus attendu qu’il a été réalisé en duo avec Mark Lonegan.

Mark Lanegan est ancien leader des Screaming Trees, membre occasionnel des Queens of the Stone Age, et a collaboré entre autres avec Kurt Cobain et PJ Harvey, rien que ça…

Les présentations faites, il était légitime d’espérer un chef-d’œuvre.

Ballad of the Broken Seas répond à toutes nos attentes et bien plus encore.

Une rencontre aussi inattendue que bienvenue.

Deux voix aussi différentes que complémentaires.

Mark Lanegan entre Leonard Cohen et Muddy Waters.

Isobel Campbell, mélancolique et légère.

Un mélange d’indie folk, de country déglinguée et de blues.

Ballad of the Broken Seas est à se procurer de tout urgence.

Un titre à écouter